Thématique n°11
Les peintres en Normandie - Tome 1
Citoyen suisse natif de Lausanne, Félix Vallotton (1865-1925), d’extraction modeste, a étudié les beaux-arts à Paris, quand la Ville Lumière occupait encore le sommet de la scène artistique internationale : « Me voici donc à Paris. J’ai dix-huit ans, du courage, peu de besoins, et de l’estomac, pourquoi l’avenir ne m’appartiendrait-il pas ? Je travaille de sept heures du matin à cinq heures du soir, je pense qu’il en sortira quelque-chose. »
Protéiforme, l’œuvre de Vallotton reste difficile à appréhender dans sa globalité, car le peintre aura veillé à diversifier ses techniques, et ne jamais s’enfermer dans un style ou bien un genre : s’illustrant via le portrait, la nature morte, le nu féminin, la peinture de guerre ou le paysage… Les historiens, face à la difficulté de classer le travail de Vallotton ont tardé à livrer leurs analyses – augmentant d’autant l’hermétisme de sa démarche : « Je sais depuis toujours que ma peinture horripile des tas de gens, et ne m’en porte pas plus mal. Je sais aussi qu’elle en touche profondément beaucoup d’autres. »
Arpentant les allées du Louvre et les expositions sans relâche, outre les classiques Holbein et Léonard de Vinci, le jeune artiste savait aussi « déguster la matière de certains Courbet » – mais rien, davantage que la façon dont Ingres (1780-1867) enserrait la forme de son trait, ne lui aura mieux fait sentir « la beauté d’un corps de femme et le poids d’un sein. »
– Ainsi, Félix Vallotton était-il opposé aux peintres pour lesquels « la couleur, en donnant aux êtres représentés leur qualité de substance et leur pulpe, avait seule pouvoir d’éveiller le désir des sens. »
Pour l’artiste : « Le fléchissement d’une hanche ou d’un sein était aussi suggestif, en son strict contour, que les nuances, fussent-elles infinies, de la peau. »
En août 1914, le ministère de la Guerre avait missionné Félix Vallotton pour représenter des batailles – mais comment peindre la guerre ? En faire un spectacle ? Conclusion du peintre : « La guerre, ça ne se peint pas comme une pomme. »
Naturalisé, le peintre franco-suisse aura peint plus de 1 700 tableaux ; mais après la Grande Guerre, le cœur n’y était plus : « Peindre me semble un exercice sans objet. Le nombre des éclopés errant dans les rues augmente, c’est une pitié de voir tant de manchots et d’unijambistes. » – Renoncer à peindre ? Pour Vallotton, retiré et solitaire, ne peignant plus que des natures mortes, il n’en aura jamais été question : « La vie est une fumée. On se débat, on s’illusionne, on s’accroche à des fantômes qui cèdent sous la main, mais la mort est là. Il reste la peinture. Heureusement. »
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Félix Vallotton
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Citoyen suisse natif de Lausanne, Félix Vallotton (1865-1925), d’extraction modeste, a étudié les beaux-arts à Paris, quand la Ville Lumière occupait encore le sommet de la scène artistique internationale : « Me voici donc à Paris. J’ai dix-huit ans, du courage, peu de besoins, et de l’estomac, pourquoi l’avenir ne m’appartiendrait-il pas ? Je travaille de sept heures du matin à cinq heures du soir, je pense qu’il en sortira quelque-chose. »
Protéiforme, l’œuvre de Vallotton reste difficile à appréhender dans sa globalité, car le peintre aura veillé à diversifier ses techniques, et ne jamais s’enfermer dans un style ou bien un genre : s’illustrant via le portrait, la nature morte, le nu féminin, la peinture de guerre ou le paysage… Les historiens, face à la difficulté de classer le travail de Vallotton ont tardé à livrer leurs analyses – augmentant d’autant l’hermétisme de sa démarche : « Je sais depuis toujours que ma peinture horripile des tas de gens, et ne m’en porte pas plus mal. Je sais aussi qu’elle en touche profondément beaucoup d’autres. »
Arpentant les allées du Louvre et les expositions sans relâche, outre les classiques Holbein et Léonard de Vinci, le jeune artiste savait aussi « déguster la matière de certains Courbet » – mais rien, davantage que la façon dont Ingres (1780-1867) enserrait la forme de son trait, ne lui aura mieux fait sentir « la beauté d’un corps de femme et le poids d’un sein. »
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